Avec 11 074 étudiants déjà inscrits, l’Université de Pau et des Pays de l’Adour affiche une rentrée 2026 en hausse. Nouvelles formations, ouverture internationale, vie étudiante : l’établissement veut conforter son attractivité, tout en préparant une année d’évaluation.
L’Université de Pau et des Pays de l’Adour (UPPA) aborde la rentrée 2026-2027 avec des indicateurs favorables. Au 4 septembre, 11 074 étudiants avaient déjà finalisé leur inscription, soit 803 de plus qu’à la même date l’an dernier. Les inscriptions restant ouvertes jusqu’au 30 septembre, l’établissement pourrait encore progresser. Le campus palois concentre 5 988 étudiants, en hausse de 494. Anglet en compte 1 384, Bayonne 2 622, Tarbes 733 et Mont-de-Marsan 347. La dynamique se retrouve dans les candidatures. Sur Parcoursup, l’UPPA a enregistré 40 772 voeux confirmés, contre 37 125 l’année précédente, soit près de 10 % de hausse. Sur Mon Master, les candidatures finalisées progressent de près de 20 %, à 19 602. Autre signal positif, 93 % de la capacité d’accueil en premier cycle était déjà couverte par des propositions d’admission définitivement acceptées, contre 87 % un an plus tôt.
Des formations qui collent aux besoins
Pour répondre aux transformations du marché du travail, l’université étoffe son offre. La réforme de la formation initiale des enseignants se traduit notamment par l’ouverture de la Licence professorat des écoles. Avec 1 102 voeux pour 70 places, cette formation affiche une forte pression. Le master Enseignement et éducation connaît lui aussi une importante demande, avec 1 970 candidatures pour 91 places. D’autres formations apparaissent, notamment un master en microbiologie, une licence professionnelle consacrée à la qualité, la sécurité et l’environnement, ainsi que des formations en gestion de patrimoine, médiation et management durable. L’université prépare également la réforme de l’accès aux études de santé, avec la future Licence portail santé qui remplacera PASS et LAS à partir de 2027-2028.
L’international comme levier
L’UPPA entend aussi renforcer sa présence internationale. Pour la première fois, elle coordonne un master conjoint Erasmus Mundus, M-FLEET, consacré au fret durable, à la digitalisation de la logistique et aux mobilités bas carbone. Associant cinq établissements européens, il doit accueillir plus d’une centaine d’étudiants, avec un budget de 3,6 millions d’euros. Un second master Erasmus Mundus, IBISA, consacré aux matériaux bio-inspirés, associe également l’UPPA à plusieurs universités européennes. Cette stratégie passe aussi par le maintien d’une politique d’exonération des droits d’inscription différenciés pour les étudiants extracommunautaires. L’université revendique une approche fondée sur l’excellence, l’accompagnement et la réciprocité des partenariats.
Le défi du quotidien étudiant
Autre enjeu : permettre aux étudiants de vivre et d’étudier dans de bonnes conditions. L’UPPA renforce ses dispositifs contre la précarité, les discriminations, le harcèlement et les violences sexistes et sexuelles. Plus de 750 étudiants bénéficiaient déjà d’un accompagnement lié au handicap en 2025-2026. Sur la Côte basque, où le logement reste tendu, le Crous annonce six nouvelles résidences entre 2026 et 2030, soit près de 440 logements supplémentaires. Un besoin alors que seuls 8 % des étudiants disposent actuellement d’un logement étudiant, contre 10 à 12 % en moyenne nationale. Enfin, après la signature en juillet de son contrat d’objectifs, de moyens et de performance avec l’État pour 2026-2030, l’UPPA entre dans une nouvelle campagne d’évaluation du HCERES. Formation, recherche, gouvernance, finances et vie étudiante seront passées au crible jusqu’à fin 2027. ■ C.N.

















0 Comments