Rouvert au bout de deux mois de travaux, l’établissement veut adapter ses espaces et ses services aux nouvelles pratiques des quelque 100 000 visiteurs annuels.
Peintures, sols, électricité, menuiseries, sonorisation et informatique ont été rénovés. Mais le chantier, d’un montant de 145 000 euros, dont 49 100 euros de subvention de l’État, a surtout été l’occasion de repenser les usages. Lecture, détente, travail ou jeu : les espaces ont été réorganisés pour répondre à des pratiques devenues plus diverses. Une évolution logique pour un équipement qui prête chaque année plus de 238 600 documents et reçoit environ 100 000 visiteurs. La médiathèque de Lons entend ainsi rester un lieu de proximité, mais aussi un espace où l’on peut s’installer, se rencontrer, apprendre ou simplement passer du temps.
La technologie au service de l’autonomie
C’est l’une des principales évolutions : le public peut désormais davantage se passer du passage par les agents pour les opérations courantes. Un robot installé à l’extérieur permet de rendre ses documents, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Un second équipement, à l’intérieur, facilite également les retours. De nouveaux automates de prêt complètent le dispositif, tandis qu’un espace de retrait des réservations est accessible en libre-service. Derrière ces équipements, l’objectif est de fluidifier les passages et de libérer du temps pour les équipes, davantage disponibles pour accompagner les usagers et proposer des animations. La médiathèque maintient par ailleurs son service de portage à domicile et ses ateliers d’initiation aux outils numériques. L’accessibilité a également été revue. Les circulations ont été élargies pour répondre aux normes liées au handicap. La boîte de retour a été déplacée afin d’être directement accessible depuis le parking et la signalétique repensée pour être plus lisible.
Le pari du réemploi
Pas question, pour autant, de faire table rase du passé. Une partie du mobilier existant, encore en bon état, a été conservée, rénovée et repeinte. Une manière de limiter à la fois les dépenses et l’impact environnemental du chantier. Le renouvellement concerne en revanche largement les collections. La bande dessinée gagne de la place, tandis que les fonds de romans, notamment policiers, de détente ou destinés aux jeunes adultes, sont renforcés. Les collections jeunesse évoluent elles aussi. Mais la nouveauté la plus ludique est le développement de l’offre de jeux de société, avec l’ambition de proposer plus de 1 000 références. Familles, enfants et adolescents pourront jouer sur place ou les emprunter directement. Et pour faire vivre ces nouveaux espaces, la programmation culturelle avec lectures, rencontres d’auteurs, ateliers créatifs ou numériques, accompagne cette mue. ■ C.N.


















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