IDECYCLE, le nouveau dispositif de vélos à assistance électrique en libre-service se veut plus performant et mieux adapté au relief béarnais. Pour 1€ la demi-heure ça vaut le coup de pédaler !
Derrière ce nom, une ambition claire : moderniser une offre vieillissante et élargir le périmètre d’usage à l’échelle de l’agglomération. « C’est important pour nous d’offrir ce nouveau service de vélos “connectés” à des tarifs pas trop chers », a souligné Nicolas Patriarche, maire de Lons et vice-président de la Communauté d’Agglomération Pau Béarn Pyrénées, lors de l’inauguration. Les premières stations sont déjà ouvertes. La mise en service complète se fera par étapes jusqu’au 20 décembre, au fil des raccordements électriques encore en cours. Pour amplifier l’adoption du vélo, Pau Béarn Pyrénées Mobilités a fait le choix stratégique de l’électrification. De quoi convaincre un public plus large, notamment sur un territoire où la topographie décourage encore certains déplacements à deux roues. Le réseau repose en partie sur d’anciennes stations — Halles- Médiathèque, Clemenceau, Université ou Saint-John Perse — mais s’étend désormais à neuf communes et à de nouveaux points d’intérêt, du Foirail au Hédas en passant par le complexe sportif de pelote basque jaïalaï. Au total, 40 stations sont déployées dans le coeur urbain : 22 à Pau, 3 à Lescar, Billère et Lons, 2 à Jurançon, Bizanos, Gelos et Idron, 1 à Mazères-Lezons.
Stations compactes, batteries rechargeables et discipline
« Pour contenir les coûts, la collectivité a opté pour des stations compactes et légères, moins gourmandes en travaux de génie civil », a rappelé le maire de Pau, François Bayrou. Leur branchement direct au réseau permet de recharger les batteries sur place, éliminant la logistique coûteuse de remplacement manuel. Les vélos, eux, pleinement connectés, signalent leurs besoins de maintenance, leur disponibilité et leurs usages, donnant à l’exploitant un tableau de bord en temps réel. Reste une contrainte qui pourrait surprendre les usagers : impossible de raccrocher un vélo ailleurs que dans une station active. Tout dépôt en dehors d’un point valide, ou sur une station encore en attente de mise en service — signalée par un panneau « Station prochainement disponible » — n’interrompt pas la location. Un système strict, pensé pour prévenir les dérives déjà observées dans d’autres villes et garantir l’ordre dans l’espace public.
Un investissement assumé pour une mobilité multimodale
Le dispositif représente un investissement de 1,19 million d’euros, financé aux deux tiers par Pau Béarn Pyrénées Mobilités, complété par une subvention de 400 000 euros du Fonds vert ZFE. À cela s’ajoutent 80 000 euros de fonctionnement annuel. L’exploitation a été confiée à la SPL STAP, sous la marque IDECYCLE, avec un abonnement fixé à 50 € par an et 1 € par demi-heure d’utilisation. Cette relance s’inscrit dans une politique plus large de mobilité multimodale : bus, transport à la demande, navette de centre-ville, stationnements sécurisés ou parkings relais. L’objectif affiché reste constant : offrir un ensemble cohérent de solutions pour répondre à la diversité des usages. Et faire du vélo électrique un maillon central du paysage urbain. ■ C.N.


















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