Longtemps cantonné aux cercles d’experts, le sous-sol s’invite désormais au centre des grandes décisions économiques et énergétiques. À Pau, capitale des géosciences, les GEODAYS 2026 entendent bien incarner ce basculement. Pour leur nouvelle édition, les 16 et 17 juin au Palais Beaumont, l’événement change d’échelle et ambitionne de devenir un carrefour incontournable des industries du sous-sol à l’échelle européenne.
«Pour cette édition 2026, nous avons souhaité franchir un nouveau cap et faisons le choix d’un format plus ambitieux, accueillir un public élargi et plus nombreux, faciliter encore plus les connexions et affirmer plus que jamais le rôle stratégique du soussol dans la transition énergétique et la souveraineté industrielle de nos territoires. » Pierre Brossollet, président du Pôle Avenia à l’initiative de ces GEODAYS, ne peut que se féliciter du renouvellement de ces deux journées d’échanges et de rencontres, dans le berceau historique des géosciences françaises. Industriels, chercheurs et décideurs publics auront un même objectif : mieux exploiter les ressources du sous-sol tout en répondant aux impératifs de la transition énergétique et de la souveraineté industrielle.
Une montée en puissance assumée
Avec 600 participants attendus (Inscriptions sur www.geodaysevent. com) et une cinquantaine de partenaires, sponsors et exposants, l’édition 2026 marque un tournant. Au coeur du dispositif, la convention d’affaires demeure le moteur. Ce format de rendez-vous B2B, organisé en amont, favorise des échanges ciblés entre porteurs de projets, investisseurs et industriels. Mais les organisateurs vont plus loin. Espaces de networking repensés, meilleure visibilité pour les PME et les start-up, accompagnement sur mesure : tout est conçu pour fluidifier les connexions et accélérer les collaborations. En parallèle, les conférences et tables rondes gagnent en densité. La plénière d’ouverture réunira des intervenants de haut niveau à l’instar de Pierre Brossollet lui-même, également PDG d’Arverne Group ou de Catherine Lagneau PDG du Bureau de Recherches Géologiques et Minières, pour poser les grands enjeux d’un secteur en pleine mutation. Au programme : innovations technologiques, contraintes économiques, mais aussi acceptabilité sociale et impacts territoriaux. Car le sous-sol, désormais, ne se pense plus en vase clos.
Le sous-sol, un enjeu politique et territorial
Replacer le sous-sol dans le débat public est l’un des fils rouges des GEODAYS 2026 qui introduisent ainsi un “Focus Sous-sol & Territoires”, espace inédit de dialogue entre collectivités, aménageurs et industriels. Il s’agit ici d’anticiper les conflits d’usages, identifier les synergies et construire des stratégies de planification souterraine. Cette approche traduit une évolution profonde. Ressource stratégique, le sous-sol devient aussi un bien commun, soumis à des arbitrages politiques et sociétaux. Entre exploitation géothermique, stockage d’énergie ou extraction de ressources critiques, les choix à venir seront déterminants. Autre nouveauté, l’ouverture internationale se renforce avec des séquences dédiées aux coopérations euro-méditerranéennes et avec le Québec. Dans un contexte de transition énergétique globale, ces échanges visent à partager retours d’expérience et solutions concrètes, tout en favorisant l’émergence de partenariats transnationaux. En s’inscrivant dans une “Semaine des Géosciences” qui se prolongera avec le congrès annuel de la Fédération Européenne des Géologues, les GEODAYS changent de dimension. Plus qu’un événement, ils deviennent un marqueur. Celui d’une filière qui, à mesure que les enjeux énergétiques s’intensifient, sort de l’ombre pour s’imposer comme un levier stratégique des économies contemporaines. ■ C.N.


















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