C’est une quasi visite d’État qui se tiendra à Pau, les 26 et 27 juin avec le chef papou Mundiya Kepanga, figure mondiale reconnue de la défense de l’environnement et du dialogue des cultures. Une rencontre au sommet avec le chantre des forêts primaires.
Chef coutumier de la tribu des Hulis en Papouasie-Nouvelle-Guinée et fervent défenseur des forêts primaires, Mundiya Kepanga est une figure reconnue pour son investissement dans la défense de l’environnement. Enfant de la forêt – il serait né sur le tapis de feuilles d’un ficus séculaire – qu’il défend avec passion, il connaît mieux que quiconque les ravages de la déforestation qui s’est accélérée dans son propre pays au cours des dix dernières années. Sa parole forte, il l’a portée auprès des chefs d’État du monde entier, lors de la COP 21, au sein de l’Unesco ou du Sénat à Paris. Il a prêché la bonne parole auprès du pape François, de Robert Redford ou du prince Albert de Monaco.
Des rencontres avec le grand public et les élus
Les 26 et 27 juin, c’est à Pau que le sage et très célèbre chef papou fait étape pour aider à réfléchir aux peuples autochtones, aux forêts primaires et au dialogue des cultures. Sa visite s’inscrit dans le plan Canopée adopté par l’agglo CAPBP en 2025 qui vise à préserver le patrimoine arboré existant et étendre sa surface pour s’adapter au changement climatique. Orchestré par la ville de Pau et l’association Les Fioretti qui associe permaculture, ferme urbaine et lien social, ce week-end inédit mettra en lumière les enjeux environnementaux de la planète, autour de plusieurs évènements. Réception en mairie et au conseil communautaire, rencontres scolaires avec le chef papou et son interprète et réalisateur Marc Dozier, visite de la ferme urbaine et d’agroécologie Les Fioretti, rencontre autour de la vie en forêt au Parc Beaumont le samedi 27 juin… La soirée du vendredi 26 juin se clôturera, dans la grande salle du Foirail, avec la projection du documentaire Frères des arbres réalisé par Marc Dozier et Luc Marescot, suivie d’un temps d’échanges avec le public. Un film pour lequel Mundiya Kepanga a reçu deux prix Greenpeace et dans lequel il partage avec poésie son amour de la forêt et son combat contre la déforestation.
Un gardien de la forêt inspirant
Inspiré et inspirant, Mundiya Kepanga est intervenu dans de nombreux colloques internationaux. Intégrée aux collections permanentes, l’une des parures de sa tribu a même été remise au Musée de l’Homme à Paris. Il a reçu plus de 15 récompenses internationales. Il est au coeur de nombreux ouvrages et de plusieurs documentaires primés. Édité chez Niugini et disponible en format poche, son livre Au pays des hommes blancs est aujourd’hui étudié au lycée et présenté au baccalauréat. À la manière des Lettres persanes de Montesquieu, il y raconte ses mémoires d’un papou en Occident, son parcours d’agriculteur qui n’est jamais allé à l’école, mais a toujours observé le monde et les tribus du monde avec pertinence et tolérance. Non sans une once d’humour et de pensée positive. Simple et accessible, sa parole rappelle combien la forêt est un patrimoine universel qui produit l’oxygène que nous respirons et que nous devons respecter. Un message qu’il aura sans nul doute envie de faire passer à la tribu des Palois qu’il rencontrera le temps de son séjour en Béarn.
■ N.F.


















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