Porté par l’association Roulements Habiles, le festival Peaux à Pau revient pour sa 5e édition jusqu’au 29 juin. Plus qu’un événement musical, il prend son rôle de lien social à bras le corps, en créant des projets inclusifs.
Les faits marquants
7000
Spectateurs lors de la dernière édition du festival Peaux à Pau
30
Concerts et événements prévus sur 8 jours dans l’agglomération
50
Bénévoles mobilisés pour cette manifestation culturelle
« Les percussions sont instinctives, ce qui vous permet d’aller au plus proche du public et même ceux éloignés de la culture »
Aurélien Hadyniak, directeur artistique du festival
À Pau, la saison des festivals, qui se chevauche avec la saison estivale, est bel et bien lancée. Le festival Peaux à Pau est une date qui prend de plus en plus de poids sur la scène locale. Jusqu’au 29 juin, l’événement imaginé autour des percussions revient pour une 5e édition avec une trentaine de concerts qui vont réunir notamment des élèves des plus grandes écoles musicales d’Europe à des artistes prestigieux comme Yi-Ping Yang et Abraham Mansfaroll.
Cette année, le festival a choisi comme thème la science avec une formule énigmatique : 1+1 = ∞. « Étant scientifique et président de Sciences Odyssée, j’avais soufflé cette idée d’associer sciences et art », sourit Jean-Marc Soutiropoulos, président de l’association Roulements habiles. « La science est présente dans la musique. Les intervalles ont été découverts par Peter Block. Chez Jean-Sébastien Bach, on retrouve des touches de sciences. Notre festival aime ne pas mettre les choses dans des cases mais plutôt les mélanger. »
Les percussions, vecteur social
Le mélange et l’inclusivité, deux notions chères aux équipes de Peaux à Pau. Car dès sa création, l’événement ne s’est pas uniquement résumé à une accumulation de concerts, prenant à pleines mains son rôle social. Né de la définition même des percussions. « Au-delà du monde du spectacle, ils sont un moyen très fin de communiquer entre les territoires », souligne Jean Lacoste, adjoint à la Ville de Pau en charge de la culture qui a vécu toute sa jeunesse en Afrique. « Ils sont même un moyen d’investigation : au XIXe et au début du XXe siècle, les médecins les utilisaient pour poser un bon diagnostic. »
Aurélien Hadyniak, directeur artistique du festival, complète : « c’est un instrument instinctif, ce qui vous permet d’aller au plus proche du public et même ceux éloignés de la culture ». D’où le choix clair, dès le départ, de ne pas se cantonner au centre-ville de Pau et de se rendre dans toute l’agglomération : Montardon, Lescar, Bizanos ou encore la MJC Berlioz.
Plus de résidences
Le lieu accueille notamment une résidence artistique Mécaphonique jusqu’au 26 juin. Avec un objectif fou et commun : construire une machine sonore à partir de matériaux de récupération ! Écoles, centres sociaux, associations et habitants sont invités à aller participer, gratuitement sur inscription, à cette aventure dirigée par les artistes Tom Goemar et Jul Lotte Bröcker. Le festival fait également dans la nouveauté avec la mise en place d’un stage ouvert à tous, au tarif de 20 €, sur des percussions afrocubaines animé par Aurélien Pecout. L’occasion d’aller chercher les sonorités au contact direct de l’instrument.et du public, avec des résultats positifs rapides. »


















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