Le montant des indemnités journalières de maladie a baissé depuis début avril. En conséquence, les employeurs devront augmenter le complément de salaire versé aux salariés.
Les indemnités journalières versées par la sécurité sociale aux salariés en cas d’arrêt maladie correspondent à la moitié du salaire antérieur. Le salaire est pris en compte dans la limite de 1,8 fois le Smic brut mensuel, soit 3 243 euros actuellement.
Depuis avril 2025, cette limite sera abaissée de 22,20 %, à 1,4 fois le Smic, soit 2 522,52 euros. Les indemnités journalières étant par ailleurs plafonnées à 1/730 de cette limite calculée sur un an, le montant maximal des indemnités journalières baisse également à 41,47 euros, contre 53,31 euros actuellement.
En conséquence de cette baisse d’indemnisation, le complément de salaire versé par l’employeur (obligation aussi appelée « maintien du salaire ») devra augmenter. Le complément de salaire bénéficie aux salariés ayant au moins un an d’ancienneté.
Il doit permettre au salarié de percevoir, pendant une période variant de 60 à 180 jours selon l’ancienneté, 90 % du salaire antérieur pendant la moitié de cette période puis 66,66 % du salaire.
Le complément de salaire est versé après un délai de carence de sept jours (sans délai de carence s’il s’agit d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle). Si la convention collective applicable dans l’entreprise le prévoit, le complément de salaire doit permettre au salarié de percevoir l’intégralité de son salaire.
Les nouvelles règles de calcul des indemnités journalières s’appliqueront aux indemnités versées pour les arrêts de travail débutant à compter du 1er avril 2025. Elles ne concerneront pas les arrêts de travail en cours d’indemnisation à cette date.
■ Référence : Décret 2025-160 du 20 février 2025


















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