La résilience chez GDTech France, tournée vers le futur

Filiale d’une structure belge partie d’une feuille blanche dans le Béarn, deux crises traversées : GDTech France a – presque – tout connu en 20 ans. Le chemin parcouru n’empêche pas un regard dirigé vers l’avenir.

« L’équipe m’a offert le diplôme de la résilience, maître-mot de l’entreprise. » Benoît Gicquel raconte, la voix teintée d’émotion. GDTech France vient de fêter ses 20 ans d’existence. « Il s’agit d’une fierté collective d’avoir franchi des étapes et d’obtenir une vraie reconnaissance de nos clients de valeur », enchaîne le directeur.

Deux décennies, c’est l’occasion idoine pour jeter un coup d’œil dans le rétroviseur et se remémorer le chemin parcouru. Car l’histoire de GDTech France est une bataille constante.

D’abord, dans le secteur très concurrentiel et complexe où elle évolue. L’entreprise filiale d’une structure belge, basée sur le site Aeropolis de Bordes, est un bureau d’études et d’ingénierie qui propose des services pour accompagner des industriels dans le développement de produits.
« Cette activité est très dure car nous sommes dépendants quotidiennement des clients et de l’humain, explique Benoît Gicquel. Nous essayons d’être un fournisseur essentiel dans leur organisation et leur mode de fonctionnement. Le tout face aux start-up et aux grands groupes. »

Un champ d’actions élargi

Ensuite, par la genèse et l’évolution de son lien avec Turboméca. Créée en 2002, GDTech France a grandi dans le sérail d’un des leaders mondiaux dans l’aéronautique. Benoît Gicquel, qui a pris la direction

en 2007, rappelle cette relation unique. « Par Turboméca, nous avons eu accès aux métiers de la combustion et aux systèmes de régulation. Cela a posé les bases de la société. En 2009, notre arrivée à Bordes nous a rapprochés. Cette proximité a été bénéfique car on a pu développer nos compétences, se doter d’une vraie crédibilité. Et prendre, en parallèle, une indépendance vis-à-vis de notre client historique. »

Les moments difficiles ont aussi déterminé l’identité de la société béarnaise. La crise sectorielle et la période Covid, négatives par définition, ont pris une teinte positive. « La diversification de nos activités et notre repositionnement sont venus d’elles, précise Benoît Gicquel. Des actions, qui n’auraient pas été faites en temps normal, ont été engagées. »

Aujourd’hui, en plus d’une interconnexion avec les grandes entités du groupe Safran, l’entreprise bordaise s’est invitée dans d’autres filières et satisfait des leaders tels que Teréga et Total.

Un horizon dégagé

Même si GDTech France va réaliser son meilleur chiffre d’affaires, le contentement n’existe pas dans un secteur en mouvement constant. L’innovation doit être permanente pour obtenir des résultats. Des partenariats ont été signés avec des éditeurs en début d’année, ce qui ouvre un nouveau champ des possibles. L’ADN international de l’entreprise, par sa maison mère belge, donne également des perspectives d’avenir. « On essaye de dépasser les frontières quand l’opportunité se présente, justifie Benoît Gicquel. La débauche d’énergie est grande, la force commerciale le permet. Maintenant, la priorité reste l’ancrage national. »

La société peut s’appuyer sur une équipe de 30 personnes dans laquelle les compétences et la technicité sont développées. Avec l’envie réelle de faire encore évoluer les services proposés. « Il faut qu’on vienne nous chercher pour notre valeur ajoutée et notre excellence multifilières. Le rayonnement viendra aussi par l’obtention de nos propres locaux. ». Avec des projets fleurissants, l’avenir semble radieux pour GDTech France. Et si on se donnait rendez-vous dans dix ans ?

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