Ouvert aux particuliers mais aussi aux entreprises et agréé pour les stages de récupération de points, l’Automobile Club Basco-Béarnais déploie plusieurs modules de formation en entreprise sur les problématiques liées à la route. Entre sécurité routière et prévention.
On nous confond souvent avec l’Association sportive de l’Automobile Club, l’ASAC, mais notre mission est tout autre », précise Sandra Casaubon, l’une des deux salariées avec Élise Deshayes de l’Automobile Club Basco-Béarnais. Présidée depuis juin dernier par Jacques Charrier, l’association loi 1901 compte 200 adhérents. « On organise des stages de récupération de points et des stages de sensibilisation à la sécurité routière suite à décision judiciaire ou administrative. On accompagne les usagers : perte de points, suspension, invalidation de permis, information sur la réglementation en vigueur. On peut aussi intervenir sur du conseil, en amont, sur de petits litiges – véhicules d’occasion, vices cachés avant d’orienter l’usager vers un avocat » ajoute Sandra Casaubon. Connue pour les stages de récupération de points, l’association déploie aussi, auprès des entreprises, différents modules de formation autour des problématiques de la route, car ce sont de enjeux professionnels. « Les commerciaux, les chauffeurs routiers sont les premiers concernés et impactés par ces problématiques. » Ces formations de 7 h en entreprise représentent près de 40 % de l’activité de l’Automobile Club Basco-Béarnais. Transports Bidegain, Lidea, Teréga, TotalEnergies, Arkéma, Agur, Inox Pyrénées, Car Alliance, Le Basque Bondissant, GIE Qualité, Dubroca Bâtiment ou Sobegi ont sollicité son expertise.
Eco-conduite et gestion des conflits routiers
« Depuis peu, on intervient aussi sur des modules d’éco-conduite : les entreprises nous sollicitent pour savoir comment moins abîmer les voitures, moins consommer d’essence. Nous avons aussi créé un nouveau module sur la gestion de conflit et l’incivilité. C’est un sujet qui prend de l’ampleur. » Autre module original, la méthode Kahoot. « C’est un outil ludique pour se mettre à jour sur le Code de la route. Très prisé des entreprises, il se déroule sous la forme d’un atelier d’une heure. » Dernière formation, une intervention sur circuit à Pau-Arnos mêle théorie et pratique et permet d’aborder des spécificités, comme la conduite en montagne.
Des stages de récupération de points
Le cœur de l’activité reste centré sur les stages de récupération de points agréés permettant aux conducteurs de récupérer jusqu’à quatre points sur leur permis de conduire (2 jours consécutifs, 220 euros, un cadre très réglementé). Certaines entreprises ou organisations ont des accords avec l’Automobile Club. C’est le cas de la Fédération du bâtiment, d’Idelis ou de Bobion & Joanin par exemple. « Ces entreprises prennent en charge les stages de leurs salariés. » Pour les adhérents du club, les stages sont gratuits à raison d’un par an. Au chapitre des projets 2026 de l’ACBB, la demande d’agrément pour pouvoir faire passer le code, comme cela se fait à La Poste ou dans certains centres de contrôle technique. « À la clé pour nous, il y a l’idée de sensibiliser les jeunes en amont, sur leurs premières années de conducteurs. » Informer, faire prendre conscience : l’Automobile Club veut être transversal sur la bonne conduite à tenir.
■ N.F.


















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