Tad, le transport collectif à la demande du Béarn des Gaves s’affirme comme un levier clé de mobilité en zone rurale, entre solidarité et aménagement du territoire. Depuis le début d’année, il peut désormais récupérer les usagers devant chez eux.
En aban ! passe un cap. Le dispositif de transport à la demande collectif du Béarn des Gaves, TAD, vous prend désormais en bas de chez vous. Couvrant 53 communes du Béarn des Gaves, il permet de réaliser des déplacements ponctuels de proximité, à hauteur de 10 par mois maximum, du mardi au samedi. Il relie six pôles structurants – Salies-de-Béarn, Navarrenx, Sauveterre-de-Béarn, Carresse-Cassaber, Rivehaute et Susmiou – tout en assurant des connexions vers Orthez et Puyoô. Soit 72 points de prise en charge. Extension de ce dispositif, le nouveau service à la demande, avec prise en charge devant chez l’usager est ouvert aux personnes à mobilité réduite, en situation de handicap, âgées de plus de 70 ans, ou habitant à plus de 500 m d’un point d’arrêt existant.
Un prix modeste
Cette organisation vise à faciliter l’accès aux commerces, aux services publics, aux structures médicales ou aux équipements sportifs, hors déplacements scolaires et domicile-travail. Accès aux droits, à l’emploi et aux soins, le transport à la demande apparaît comme un instrument de cohésion territoriale utile et il se veut accessible. Le trajet simple est fixé à 2,50 euros, l’aller-retour à 4,50 euros, avec un tarif réduit pour les moins de 18 ans. La gratuité est maintenue pour les moins de 11 ans (qui peuvent prendre le TAD avec autorisation parentale), les accompagnateurs de personnes à mobilité réduite et les anciens combattants.
Un outil stratégique contre la fracture territoriale
Mis en place il y a deux ans par la communauté de communes du Béarn des Gaves, le dispositif a été pensé comme un outil de lutte contre l’isolement en zone rurale. Le TAD accompagne également les parcours d’insertion et de recherche d’emploi, en déposant les usagers près d’organismes dédiés (Mission locale, France Travail, CCBG). L’objectif est clair : répondre aux besoins quotidiens dans un espace rural où l’offre de transport classique demeure limitée, lutter contre l’isolement et favoriser les démarches professionnelles et administratives. Une réponse pragmatique à la fracture des mobilités au plus près des usages et des usagers.
■ N.F.


















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