Installée au 3, rue des Cordeliers à Pau, Constance Lafourcade, 26 ans, propose une maroquinerie essentiellement féminine digne des grands noms de la haute couture. Son nom : Griveau-Chevrie. Sa mission : façonner du luxe accessible.
L’enseigne a de quoi intriguer : Griveau-Chevrie. « C’est un nom de famille provenant du côté de mon grand-père paternel landais. Je le trouvais tellement beau qu’il fallait que je fasse quelque chose avec ! » Puis le regard s‘attarde sur les sacs exposés en vitrine : des lignes simples, franches, épurées, bien dessinées, des cuirs somptueux, de jolies teintes, des coutures affirmées… d’emblée, le bel ouvrage se voit à l’oeil nu. Ce magasin de poche abrite l’univers de Constance Lafourcade. « Ici, je peux montrer mes différents modèles et créer d’autres pièces à la demande. Mon atelier, lui, est à côté de Lourdes. J’ai eu la chance de rencontrer une femme exceptionnelle, Scarlett, qui fabrique des bracelets-montres en cuir raffinés et sur mesure, et qui me prête ses machines. »
Formée à la rigueur
Née à Arcachon, Constance a vécu avec ses parents dans le petit village de Julos dans les Hautes-Pyrénées. « Je n’étais pas très douée pour les études. Mais je savais que je ferais plutôt un métier artisanal et haut de gamme. J’ai toujours aimé l’odeur du cuir et les beaux sacs. Après une seconde en Bac pro commerce, j’ai rejoint comme apprentie les Compagnons du Devoir à Gelos. J’y ai découvert la rigueur, l’entraide et la persévérance. Mon maître de stage était Joseph Paradis dit Aldo de la marque Le Soulor. » Durant ses quatre ans de formation, elle fait de longs stages dans de grandes maisons de maroquinerie : Longchamp, Vuitton, Delvaux. « J’ai finalement été embauchée à côté du Mans, chez Vuitton. J’étais référente de ligne puis formatrice mais je n’y ai pas trouvé ma place. J’avais envie de voler de mes propres ailes, de fonder ma propre enseigne. J’ai créé d’abord un site internet puis ouvert la boutique à Pau en juin 2025. Mes parents m’ont soutenue et aidée. »
Sa signature ? L’élégance
À l’image de ses coutures et tranches qu’elle a voulu blanches « On n’en voit pas partout et ça finit bien le produit. » Les cuirs de veau ou de vache qu’elle utilise viennent de Dordogne « mais si ma clientèle veut de l’exotisme (croco, autruche…), je peux le faire ! ». Les sacs Capucin, Seau, Cabas sont fabriqués au fur et à mesure des commandes. Clémence propose aussi ceintures, portecartes et portefeuilles ainsi qu’une autre collection de sacs en toile de coton imperméable qu’elle a baptisée Montjulos « un hommage à mon village et à la vue sur nos belles montagnes ».
■ C.N.


















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