Le gouvernement a annoncé une modification du mode de calcul du Diagnostic de Performance Énergétique (DPE).
Le DPE résulte d’un algorithme prenant en compte toutes les caractéristiques du logement : murs, fenêtres, année de construction, mode de chauffage, isolation, orientation, climat, etc. Il détermine la consommation d’énergie primaire et les émissions de CO2, seule la moins bonne des valeurs étant retenue. La consommation d’énergie primaire (kWhEP produits par le fournisseur) est calculée par la conversion de l’énergie finale (kWhEF consommés par le logement) au moyen d’un coefficient.
Ce coefficient est de 1 pour le fioul et le gaz naturel mais de 2,3 pour l’électricité, ce qui pénalise l’électricité et favorise les énergies fossiles. À compter de 2026, le coefficient de l’électricité devrait passer de 2,3 à 1,9, comme recommandé par une directive de l’Union européenne de 2023 relative à l’efficacité énergétique. Pour un appartement de 70 m2, chauffé à l’électricité, moyennement isolé, la consommation annuelle d’électricité est en moyenne de 10 000 kWh (chauffage, eau chaude, usage domestique). Sa consommation d’énergie primaire passera de 23 000 kWhEP à 19 000 kWhEP, soit une diminution de 17,39 %, susceptible d’améliorer le classement du DPE. Environ 850 000 logements chauffés à l’électricité devraient améliorer leur classement, sans avoir à effectuer de travaux.
Le DPE pourra être mis à jour gratuitement sur la plateforme de l’Ademe sans recourir à un diagnostiqueur.


















0 Comments