Les ours sont désormais 108 dans les Pyrénées, un chiffre en hausse constante qui pourrait faire illusion. Car derrière ce succès démographique, l’Office français de la biodiversité (OFB) alerte sur une menace plus sourde : la consanguinité.
Issue d’un noyau restreint d’individus introduits dans les années 1990, la population souffre d’un appauvrissement génétique inquiétant, qui fragilise la reproduction et la survie des oursons. Tandis que les éleveurs dénoncent toujours les attaques sur les troupeaux, les scientifiques plaident pour de nouveaux lâchers afin d’éviter l’enlisement.
L’État, lui, qui hésite encore, pris entre pression locale et impératif de conservation a commandé sa propre étude dont les résultats sont attendus en fin d’année. Wait and see.


















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