pixel

Stéphane Pesce, Dirigeant
Pépite d’orgue pour Pesce

Toulouse, Marseille, Lille, Normandie… Depuis son atelier palois, l’entreprise Pesce Frères et Fils fabrique et restaure des orgues pour des édifices religieux en France. Stéphane a pris la suite de son grand-père, son père et son oncle, la passion chevillée au corps.

Un orgue se dresse à peine franchie la porte rouge pétant de l’atelier Pesce. Il vient d’être monté pour le tester avant de l’expédier vers sa destination finale, Voisins-le- Bretonneux, près de Versailles.

« Nous dégrossissons l’harmonisation de l’orgue : donner un temps à chacun des 1 500 tuyaux et vérifier si tous les éléments fonctionnent. Les derniers réglages se feront dans l’église selon l’acoustique. Cet instrument nous a demandés près de 5 000 heures de travail », explique Stéphane Pesce qui a parfois du mal à réaliser qu’un orgue a été entièrement conçu par lui et ses 5 salariés dans son atelier.

De père en fils

L’émerveillement souvent, la passion toujours. Il faut dire qu’il est tombé petit dans la marmite. Son grand-père a créé l’entreprise en 1949. Son père et son oncle l’ont fait perdurer. Avant qu’il ne reprenne le flambeau en 2006. Même si Stéphane Pesce a réfléchi à d’autres voies professionnelles, l’histoire était presque écrite.

« C’est un métier qui m’a toujours fasciné. Il est très diversifié : même si 70 % du travail se fait sur le bois, il y a aussi la fabrication des tuyaux, d’une mécanique. Nous travaillons le cuir », énumère l’un des 60 facteurs d’orgue en France. « Rien n’est fabriqué en série. Chaque projet est unique. »

La rénovation en majorité

Dans l’atelier Pesce Frères et Fils, on peut aussi bien fabriquer un instrument qu’en restaurer un. Si à l’arrivée de Stéphane dans les années 90, la grande majorité de l’activité tournait autour de la construction d’orgues, la donne a changé avec une volonté de restauration du patrimoine.

« Il nous arrive encore d’en construire des neufs, comme à l’Institut catholique de Lille en 2022 ou à Saint-Grégoire au nord de Rennes en 2021. Mais aujourd’hui, beaucoup de crédits sont mis pour la restauration du patrimoine. L’épisode de Notre- Dame-de-Paris a été un booster de prise de conscience sur ce point précis », explique l’artisan.

Stéphane Pesce apprécie ces opérations différentes. La construction confère une certaine latitude dans l’imagination, le style architectural et la répartition de l’instrument. Quand la restauration, elle, appelle à l’adaptation.

« Le but est de ramener l’orgue au plus proche de son état d’origine. Nous faisons le moins de modifications possibles et nous nous adaptons aux techniques d’antan. On découvre des astuces auxquelles nous n’aurions pas pensé. C’est un enrichissement », se réjouit-il.

Un protecteur de l’histoire

Dans l’atelier Pesce, des pièces rarissimes sont passées entre les mains expertes des équipes : le buffet de l’orgue de Monein datant de 1684 ou encore l’orgue de Charles Gounod, compositeur du XIXe siècle. « Cela ne laisse pas indifférent. Nous avons une responsabilité, celle de conserver le patrimoine et de le retransmettre aux futures générations. C’est une grande satisfaction et on laisse une trace qui restera après nous. »

Rien de plus naturel donc que Pesce Frères et Fils soit une Entreprise du Patrimoine du Vivant. Le label, au-delà d’être un atout sur les marchés publics des municipalités et de la DRAC (Direction régionale des Affaires Culturelles), reconnaît le travail de trois générations. Qui va se poursuivre. « Nous sommes sur deux ou trois instruments en permanence. Beaucoup mériteraient d’être restaurés », prône Stéphane Pesce. Le doux son de l’orgue se poursuit

Partager :

0 Comments

Submit a Comment

Le fil Infos

Abonnement au journal d'annonces légales Les Petites Affiches Béarnaises et des Pyrénées-Atlantiques - abonnements petites affiches 64

Entrepreneurs d’ici

Publier
une annonce

S’abonner

Hebdomadaire habilité à publier les annonces légales pour le Département des Pyrénées-Atlantiques, le Béarn et le Pays Basque.

  Du lundi au vendredi :
9h-12h30 / 13h30-17h30

10 rue de Foix – 64000 PAU

  [email protected]

  05 59 27 37 03