Lancée en 2022 par l’entrepreneur béarnais Laurent Salet, Santafoo a réussi son premier test grandeur nature autour de Marseille. Il a lancé une campagne de crowdfunding avec l’objectif de dupliquer le modèle en région PACA, avant la France entière dès 2027.
Quand l’âme d’entrepreneur est innée, difficile d’aller contre sa nature. Laurent Salet ne peut pas dire le contraire.
Il y a 20 ans, en 2005, il avait fondé Eurocycleur, des bornes interactives dans les grandes surfaces qui permettaient de transformer les petites pièces de monnaie en bons d’achat. Une société à succès qu’il a revendu en 2018 à Coinstar, un groupe américain. Le Béarnais s’est alors lancé dans une nouvelle aventure : Santafoo. Elle se résume en une phrase : faciliter l’accès à des produits de qualité les plus proches de chez soi. Un projet avec du sens, comme il le voulait.
« Dans les grandes surfaces, j’ai vu des aberrations où on propose des kiwis qui viennent de Nouvelle- Zélande, des haricots verts du Kenya alors qu’on a des bassins de production fabuleux », pose l’entrepreneur. « Grâce à notre application disponible 24h/24 et 7j/7, nos clients peuvent faire l’ensemble de leurs courses en quelques clics. Fruits et légumes, viande, pain, boissons, produits d’entretien… Santafoo couvre tous les besoins du quotidien avec une sélection exigeante, fondée sur la qualité, la traçabilité et la simplicité. La livraison se fait le jour même ou le lendemain à la maison ou au bureau. »
Ouvrir le capital à tous
Plus de 1 000 produits issus de 140 fournisseurs ont été rigoureusement sélectionnés par les équipes selon des critères exigeants de qualité, d’éthique et d’impact environnemental. Santafoo travaille en direct avec des producteurs et des PME choisis, en réduisant les intermédiaires uniquement lorsque cela ne compromet en rien la qualité des produits.
Lancée en 2022 sur la région marseillaise pour un test grandeur nature, la start-up a fait passer son chiffre d’affaires annuel de 120 000 euros à 1 million d’euros. Pour poursuivre la croissance, elle a initié une levée de fonds, notamment via une campagne de financement participatif. Les équipes cherchent à lever 1,2 million d’euros et espèrent en faire une véritable réussite collective.
« Nous sommes tous concernés par cette mission de mieux consommer. Donc, nous voulons donner la possibilité à nos clients, nos partenaires, nos fournisseurs d’investir à nos côtés et de promouvoir ce nouveau modèle d’alimentation pour nous, pour notre avenir et celui de nos enfants. C’est une véritable ouverture au capital. À partir de 100 euros, vous pouvez souscrire et venir acheter des parts pour investir dans Santafoo », précise Laurent Salet.
D’autres régions dès 2027 ?
Avec ce crowdfunding, réalisé en parallèle de la recherche de partenaires, les projets sont nombreux : la création d’un site marchand avec des programmes de fidélité, faire connaître davantage Santafoo par des actions et dupliquer le modèle. « La prochaine étape est d’ouvrir Santafoo à l’ensemble des villes de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur. Selon nos études, nous pouvons y réaliser 100 millions d’euros de chiffre d’affaires », chiffre Laurent Salet. Avant d’autres régions françaises dès 2027. « Notre vision est d’avoir des entrepôts régionaux qui vont être capables de desservir des territoires à deux heures de route pour pouvoir livrer en 24 heures maximum. » Santafoo, sorte d’Amazon responsable dans la food et les produits non alimentaires, est une révolution en marche.


















0 Comments