Concilier pratique sportive, respect de l’environnement, sécurité et développement durable, c’est du sport ! La nouvelle feuille de route présentée par le département vise à associer nouvelles pratiques outdoor et respect environnemental.
Dresser l’état des lieux des sports de pleine nature dans le 64 à l’aune du nécessaire respect des sites naturels et des espèces protégées du territoire, c’est l’équation à deux inconnues que les acteurs de la filière des sports de nature réunis à Bielle en décembre devaient résoudre. Soit les services de l’État, les fédérations sportives, les gestionnaires d’espaces naturels et l’ADT 64. Inscrite dans le cadre de la Commission départementale des espaces, sites et itinéraires (CDESI) – une instance pilotée par le Conseil départemental – la rencontre avait un objectif simple : examiner l’inscription de nouveaux sites au Plan départemental des espaces, sites et itinéraires (PDESI). Outil de planification élaboré par le CD64, le PDSI identifie les lieux où l’on peut pratiquer des activités nature, garantit l’accès aux lieux, valorise ces espaces pour les habitants, les sportifs et les touristes. « Le département est l’acteur public central pour l’organisation et le développement maîtrisé des sports de nature », a rappelé Laure Laborde, conseillère départementale déléguée aux activités de pleine nature et au tourisme quatre saisons. Aménagement, financement, promotion, mais aussi protection des sites : la collectivité se veut garante d’un équilibre entre attractivité sportive et préservation des territoires. Lancé il y a cinq ans, le PDESI structure cette ambition. Soit 14 sites inscrits, dont 9 falaises d’escalade, 2 sites de parapente, 1 espace multi-activités périurbain ; 10 plans locaux de randonnée pédestre, VTT ou trail totalisant 6 000 kilomètres de boucles ; 19 itinéraires départementaux, soit 2 200 kilomètres de randonnées itinérantes à pied, à cheval ou à VTT (GR10, le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle). À Louvie-Juzon, le rééquipement d’une falaise au Rocher Blanc a été abandonné pour préserver la nidification des rapaces. À Gourette et à Iraty, des déviations de sentiers ont été mises en place pour garantir la tranquillité du Grand Tétras et du Gypaète barbu. De nouveaux sites souhaitent rejoindre le dispositif PDESI : de la Grande Traversée VTT des Pyrénées à de nouveaux canyons et falaises. Le département a annoncé également un travail de concertation sur la course en montagne en zones pastorales, pour concilier pratiques sportives et activité des bergers. Enfin, l’extension en Espagne de l’opération « Réussir ma rando », dédiée à la sensibilisation à la sécurité, à l’environnement et au partage des usages marque la volonté d’affirmer, au-delà des frontières, un modèle de développement des sports de pleine nature structuré et responsable.
Moderniser l’accueil sans sacrifier l’environnement
Pour répondre à ces nouveaux enjeux, une nouvelle charte départementale de signalétique outdoor a été dévoilée. Elle remplace celle de 2012 qui était centrée uniquement sur la randonnée pédestre. L’idée ? Moderniser l’accueil des pratiquants, toutes disciplines confondues, du vélo au canyoning et recenser les espaces naturels sensibles du Béarn et du Pays basque. Concrètement, cela signifiera un mobilier plus discret et mieux intégré dans le paysage, une lisibilité accrue et une accessibilité visuelle améliorée, prenant en compte les publics en situation de handicap. Les emblématiques flèches jaunes de randonnée, héritées de la fédération française de cette discipline, seront, elles, conservées. ■ N.F.


















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