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Des tarifs abordables et une stratégie modulable sur la ligne Pau-Paris Orly

Après l’effet de bonne surprise de la reprise de la ligne Pau-Paris Orly par la compagnie Amélia, son président Alain Regourd a expliqué les contours de son plan pour relever ce grand défi de pérennité : des avions à 50 places dans un premier temps et des formules pour les entreprises.

Elle est une bonne nouvelle qui se faisait attendre et qui est arrivée sans prévenir : la ligne Pau-Orly a fait son grand retour grâce à la compagnie aérienne Amélia. Le premier vol a eu lieu ce lundi 17 février, à peine une semaine après l’annonce par l’entreprise.

Au-delà de la prouesse en termes de timing, Nicolas Patriarche, président du syndicat Pau Béarn Pyrénées Mobilités, y voit une grande source de satisfaction. « Il n’y a pas 50 acteurs dans le transport aérien. Amélia était un candidat ciblé, une société performante capable de répondre à ce challenge. Notre territoire ne pouvait pas se passer de cette desserte. »

En effet, même si le Béarn n’était pas coupé de la capitale grâce à la liaison avec Roissy-Charles de Gaulle, Orly permet de n’être qu’à 25 minutes du centre de Paris par la ligne 14 du métro. Un argument massif pour les passagers de cette ligne à dominante d’affaires.

Un défi à relever

Dans l’attente d’une éventuelle OSP (obligation de service public) partagée avec l’aéroport de Tarbes-Lourdes à partir de 2026 sur cette ligne, la compagnie Amélia a donc relevé le challenge de la relancer avec deux vols quotidiens et un chaque jour de week-end. Son président Alain Regourd parle d’un « immense défi ». Car avant elle, Air France et Transavia s’y sont cassé les dents.

Pour maximiser les chances de pérenniser la ligne au-delà d’octobre et de la saison estivale, premier point de passage fixé par la société privée, Alain Regourd et ses équipes ont fait le choix de la prudence avec un avion de 50 places pour assurer la liaison dans un premier temps. Entre 60 000 et 70 000 passagers sont nécessaires pour arriver à l’équilibre. En moyenne, le tarif aller-retour oscille autour de 164 euros. « Nous espérons atteindre rapidement la saturation et passer à un avion de 100 places dès juin prochain », prévoit le dirigeant.

Un bon espoir

Nicolas Patriarche ajoute que « le coût du siège baisserait avec cet appareil qu’ils peuvent mobiliser à tout moment. » Le potentiel est présent car 120 000 passagers utilisaient cette liaison chaque année avant le Covid. De quoi rendre cette ligne pérenne. En comparatif, celle de Roissy a des taux de remplissage à 85 %.

Le président du syndicat Pau Béarn Pyrénées Mobilités souligne également qu’avec l’absence de la desserte vers Orly depuis octobre dernier, les passagers se sont réfugiés sur la ligne vers Charles de Gaulle, à Tarbes, à Biarritz ou sur la solution ferroviaire. « Difficile d’estimer précisément mais cela représente entre 20 000 et 40 000 personnes. L’objectif de 70 000 pour octobre est réalisable. »

Amélia, qui a conclu un accord avec Air France, opte pour un service premium avec des avantages : cumul des miles, correspondances de vols Air France, accès au salon AF…

Son président précise qu’il n’a pas demandé d’argent public. Il souhaite que la ligne soit indépendante économiquement. Nicolas Patriarche a tout de même annoncé que le syndicat apportera une aide de 300 000 euros. Avec le but commun de la réussite.

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