Comme à son habitude et pour la 76e fois, Pau sera la seule ville des Pyrénées-Atlantiques à accueillir le samedi 19 juillet le départ de la 14e étape pyrénéenne du Tour de France. Pourquoi est-elle une étape incontournable ?
La 112e édition du Tour de France 2025, c’est une diffusion dans 190 pays par 100 chaînes TV dont 60 en direct dont plus de 10 heures de diffusion en direct sur France TV. Et quand on sait que plus de 40 millions de Français ont regardé le Tour 2024 en direct sur France TV et qu’en Europe, il est suivi par 150 millions de personnes, on comprend pourquoi Pau est candidate permanente à l’accueil de la Grande boucle.
Une position privilégiée
Troisième ville à avoir le plus reçu la course, Pau sera la dernière étape pyrénéenne du Tour 2025 en direction de Luchon Superbagnères (Haute-Garonne). Si le Tour y est accueilli comme une évidence, Pau le doit évidemment à sa position privilégiée au pied des Pyrénées et la proximité d’une partie des grands cols mythiques du Tourmalet, de l’Aubisque ou de Marie-Blanque. L’histoire débute en 1930 et installe la capitale du Béarn comme camp de base du Tour de France, avant ou après l’escalade des Pyrénées. Sa situation se prête à tous les profils d’étapes comme en témoigne la liste des vainqueurs en ville, allant de René Vietto et Fausto Coppi aux baroudeurs comme Pierrick Fédrigo en passant par les sprinteurs Sean Kelly, Robbie McEwen, Arnaud Démare et Jasper Philipsen. Mais la cité d’Henri IV cumule d’autres avantages.
Des logements suffisants
À commencer par son importante capacité hôtelière, agglomération comprise. Un atout de taille pour loger pendant deux nuits, les 17 et 18 juillet, les équipes, les suiveurs et la presse, soit 4 500 personnes. Sans oublier sa proximité avec l’autoroute et une place centrale Verdun, suffisamment grande pour accueillir la foultitude de camions et bus qui suivent les coureurs.
Une élue en charge du Tour
La cité royale a aussi l’incontournable Josy Poueyto, qui depuis plus de 40 ans, épaulée par une équipe de choc qui n’a presque pas changé au fil des ans, ne ménage pas ses efforts pour séduire l’organisateur. Christian Prudhomme, directeur cyclisme d’Amaury Sport Organisation (ASO) et patron de l’épreuve reine, aime répéter que « la ville est la seule à avoir, avec la conseillère municipale Josy Poueyto, une élue officiellement chargée du Tour de France. » Si elle détient ce titre depuis 2014 et l’arrivée à la mairie de François Bayrou, l’actuelle députée des Pyrénées-Atlantiques jouait déjà ce rôle depuis 1983 en tant qu’adjointe d’André Labarrère. Il faut dire que celle que l’on qualifie de « Madame Tour de France » connaît tout le monde ou presque, peut démêler n’importe quelle situation, est joignable à toute heure quand il s’agit de boucler les derniers préparatifs… « À chaque fois que le Tour de France vient à Pau, c’est l’aboutissement d’un engagement et d’une conviction. Je trouve qu’il est important de mettre en avant les valeurs du cyclisme. Pour la ville, cela représente une visibilité et une promotion extraordinaire. Un mois de juillet sans Tour, comme en 2022, c’est comme si nous étions orphelins. » Côté budget, la Communauté d’Agglomération Pau Béarn Pyrénées a versé un ticket d’entrée de 120 000 euros TTC (200 000 euros pour une arrivée) à ASO et dépense en moyenne 140 000 euros pour organiser l’accueil, la sécurité, la logistique et la promotion de l’événement Côté recettes induites, elles dépasseraient le million d’euros. L’édition 2026 partira de Catalogne. Josy Poueyto est déjà sur la ligne de départ pour que Pau participe à la fête. ■


















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