Après avoir déjà planté 1 000 arbres l’an passé, Pau accélère sa transition écologique : plus de 1 000 nouveaux sujets seront mis en terre cet hiver sur une trentaine de sites.
C’est une campagne qui se déploie sur tous les fronts. Autour du Zénith, 240 arbres vont renaturer la frange nord-est du parking. L’ambition : réparer un sol dégradé, absorber les eaux pluviales, et créer un lien végétal entre la forêt de Bastard et le Cami-Salié. La première pierre d’un corridor écologique appelé à structurer la périphérie paloise. Même logique au parc Nouste Soureilh, où 160 essences – micro-forêt et plantations en bosquets – viendront combler un déficit de canopée. L’ensemble s’inscrit dans le projet de « boucle de fraîcheur » autour du stade André-Lavie, lui-même entouré de nouvelles plantations : 30 arbres destinés à rafraîchir les abords et à connecter le site avec le parc universitaire voisin. Plus au nord, le parc de Sers poursuit sa transformation écologique : 100 arbres y seront ajoutés, dont une cinquantaine sont issus de graines récoltées par des écoliers il y a trois ans. Un symbole de transmission autant qu’un levier de biodiversité. En centre-ville, la future place Clemenceau végétalisée accueillera 91 arbres et arbustes pour atténuer l’effet de chaleur minérale.
Diversifier le patrimoine arboré palois
La ZAC Favre, futur quartier d’innovation entre l’université et Hélioparc, accueillera 96 espèces végétales en préfiguration d’un vaste parc urbain central pouvant, à terme, en recevoir près de 200. Les essences retenues – chênes, aulnes, érables, frênes, prunus, poiriers sauvages – témoignent d’un virage assumé vers des espèces résilientes adaptées au climat local. L’avenue Léon-Blum poursuivra son verdissement avec 40 arbres supplémentaires pour prolonger la trame arborée du quartier. Elle sera rejointe par une série de plantations plus ciblées : 22 arbres dans la cour de l’école Marancy, 20 arbres au Parc-en-Ciel de l’Ousse des Bois ou encore 14 chênes supplémentaires au rond-point des allées de Morlaàs.
Des îlots de fraîcheur
Le parvis du lycée Baradat bénéficiera aussi de 12 arbres après une opération de décroûtage, tandis que l’avenue du Bézet verra naître un îlot de fraîcheur et un verger urbain grâce à 7 arbres fruitiers. À ces interventions municipales s’ajoutent les efforts de l’Agglomération : 80 arbres supplémentaires sur des sites communautaires. Parmi eux, le parc de la Villa Ridgway, renforcé par une trentaine d’essences dans l’esprit d’un parc à l’anglaise ou encore Poey-de-Lescar, où une vingtaine d’arbres ombrageront la zone d’activité et protégeront la crèche adjacente. Planter implique aussi de gérer l’existant. Rue d’Évry, sept micocouliers seront abattus puis remplacés dans le cadre d’un réaménagement arboré plus vaste prévoyant 20 arbres et arbustes. Au total, 25 arbres morts ou fragilisés. En additionnant plantations, renaturations et remplacements, Pau confirme une orientation claire : construire une ville plus résiliente, mieux protégée des canicules et plus accueillante pour la biodiversité. Un investissement patient qui, au rythme des saisons, façonne déjà le paysage palois de demain.
■ C.N.
Les arbres en chiffres
- 25 000 arbres publics
- 850 arbres plantés en 2025
- 62 arbres remarquables
- Dans le cadre des « Rendez-vous avec les arbres », événement organisé par la CAPBP, un février d’Amérique a été planté Place Clemenceau à Pau, le 23 janvier dernier.


















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